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Le HVM : la quincaillerie politique comme forme d’intelligence (Gouverner comme Néron)

HVM-F-8Dans un Etat « peu démocratique », « critiquer » le régime en place est perçu comme un « crime de lèse majesté » dont la sanction est presque de la même nature que celle infligée à des plus grands des criminels. A Madagascar, critiquer le pouvoir en place est, automatiquement, considéré comme à la fois un délit et une folie : Un délit, d’abord, car celui qui ose s’y aventurer subira, quoi qu’il arrive, des brimades, le bannissement sinon l’emprisonnement. Une folie, ensuite, car celui qui s’y adonne sera, de toute façon, perçue comme un marginal, un téméraire, un jaloux voire un fieffé menteur. Du coup, la notion de la « démocratie » que l’on hisse comme valeur fondamentale de gouvernance perdra tout son sens uniquement parce qu’on lui a enlevé son « ressort » – c’est-à-dire l’esprit critique -, pourtant indispensable à son fonctionnement et qui constitue l’essence même de sa raison d’être.

Alors, « critiquer le HVM » comporterait-il des risques pour tous ceux qui s’y livrent? Bien évidemment, car, d’abord, cela les exclurait de la « table à manger »(sic). Cela veut-il dire donc que seuls ceux qui ont la « bouche pleine » se taisent mais ceux qui ont faim crient famine et s’agitent pour être remarqués, et, ensuite, appelés à rejoindre la table à manger ? Peut-être que Oui, peut-être que Non. Même s’il est admis que tous ceux qui critiquent le régime en place ne sont pas – tant s’en faut – tous des affamés mais aussi (et ils sont nombreux) des gens qui s’indignent de voir la société malgache déshonorée et enterrée vivant par des politicards avide de pouvoir et sans scrupules.

Ce qu’on reproche au parti (et régime) HVM : Son incapacité à avoir un projet politique pour le pays.

Que reproche-t-on au HVM : Le délestage ? La faillite de l’Air-Mad ? L’absence de financement extérieur ? La corruption qui gouverne l’Assemblée Nationale ? L’insécurité galopante ? Le triomphe du trafic des bois de rose ? Bref, toutes les anomalies que tout le monde soulève et par rapport auxquelles le gouvernement peine à apporter une moindre solution tangible et efficace ?

Face à ces critiques, les suppôts du régime répondent – souvent à raison – que les problèmes de Madagascar ne se règleraient pas en seulement une année de pouvoir.

Cependant, ce que le HVM ignore c’est que tous ces problèmes ne sont que des conséquences d’une seule et unique chose : L’incapacité du régime à avoir un projet politique pour Madagascar.

Quoi que le HVM dise, quoi qu’il fasse, son régime pourrait être le seul au monde qui s’est montré incapable de pondre un « projet politique » après avoir passé 365 jours (douze mois) au pouvoir. Ce qui est complètement inadmissible, injustifiable, inexcusable et indéfendable. Cela prouve que la HVM ne s’est pas préparé à gouverner. C’est une faute politique extrême.

Un an, soit 365 jours, l’ensemble des institutions républicaines de Madagascar, en premier desquelles le pouvoir exécutif (la présidence et le gouvernement) n’était pas foutu de pondre une once de projet politique pour le pays.

Un an, tout ce beau monde, rémunéré, blanchi et nourri par les contribuables n’a pas été capable de donner un « cap » ou une « direction » au pays, mais se contentait de « naviguer à vue » avec le risque que cela faisait courir au pays et que la population malgache subit.

Pire, pour cela, ils ne se sont point embarrassés de « bricoler » les lois, de « mentir » à tout va, de « tromper » honteusement le peuple, de tenter de « blouser » les investisseurs étrangers, de se « moquer » de la communauté internationale, et « d’abrutir » la population malgache.

Voilà le problème du HVM : Un régime sans programme, sans projet, sans vision, sans idéologie, qui gère le pays à la petite semaine, qui brode les lois sur les intérêts contradictoires de ses propres membres, qui prennent le peuple tout entier en otage de son incompétence. Doit-on alors toujours se taire face à de tels manquements ? Est-il toujours un crime que de soulever cela ?

Un an, soit 365 jours, ils ont soumis le destin des 22 millions d’individus au loto, à un jeu de hasard, dans un « quitte ou double » irresponsable. Cela est inadmissible et ne mérite nullement ni vénération béate, ni silence complice, mais au contraire, exige un cri de colère juste et une interpellation forte et sans concession.

Que peut-on attendre d’un régime politique qui n’est même pas foutu de pondre un projet de société en une longue année ? Comment régler les problèmes auxquels la société est confrontée avec un régime sans programme et qui se complait à se vautrer dans le confort des années sabbatique ? Comment ?

Malgré toutes leurs imperfections, même la Transition avait eu sa feuille de route ; même à l’époque de Zafy, celui-ci avait eu son financement parallèle…POURQUOI l’actuel régime, le HVM, se montre-t-il incapable – à ce point – de proposer un programme de gouvernance au peuple malgache, autre que la violation des lois, les mensonges à répétition, et l’infantilisation de la communauté internationale ? Pourquoi ?

L’exemple du cas Kolo Roger est sidérant:

Pour tous ceux qui connaissent bien le premier Ministre Kolo Roger, s’accordent à dire que cet homme est un homme intègre, c’est un homme de conviction. Dire le contraire relève de la mauvaise foi. Alors, pourquoi le HVM lui a, juste, donné « le titre » de Premier Ministre sans « les prérogatives » – qui vont avec – dévolues à ce poste telle que stipulée dans la Constitution ?

Tout le monde sait que c’est le SG de la présidence, un certain Henry Rabary-Njaka, qui fait office de Premier Ministre « réel », dans ce pouvoir HVM, car c’est lui qui détient – en réalité – tous les pouvoirs importants (le pouvoir de décision) dévolus au Premier Ministre.

Kolo Roger n’est là, hélas, que pour servir de décor : ethnique (il faut un PM côtier, car nommé le SG de la présidence ferait courir le risque inutile des débats ethniques inappropriés), stratégique (il faut un PM âgé, car la culture malgache interdit de critiquer les personnes âgées ; l’âge avancé vaut docilité, fidélité et ambition politique réduite), et de « confort politique » (avoir un PM sans parti, sans poids politique est un choix politique adéquat pour un président de la République qui cherche à éviter le risque de la trahison). Mais qui – il faut le dire – paie le coût de la somme de toutes ces aberrations conduisant à toutes ces incompétences.

Comment oser abuser (et se moquer), de cette façon, d’un homme de cet âge et de cette intégrité ?

Le faux Congrès HVM et la fausse réconciliation nationale

Un autre exemple : Le HVM venait de tenir son Congrès avec, comme membres, les milliers des Maires que compte le pays. Or, ces Maires sont majoritairement des élus TIM, lors de la dernière élection communale de 2007. Des personnalités qui n’aspirent absolument plus confiance en terme d’intégrité politique car ils ont servi aussi bien Ravalomanana que la période de Transition. Construire donc une « crédibilité politique » sur de tels personnages prouve, de nouveau, que le HVM ne s’appuie que sur des « Fake », des « faux », des trucages.

Pareil pour la réconciliation nationale. Tout n’a été que du « cinéma » destiné à abrutir la communauté internationale que le régime cherche à séduire par tous les moyens afin de pouvoir obtenir les financements qui lui soient nécessaire pour gouverner.

Tout, dans le HVM, est faux. Tout est mensonge. Tout est ruse. Tout est duplicité.

Que dire de plus ? Quand le HVM va-t-il, enfin, « gouverner » le pays ?

Alors, que doit-on dire ? Que doit-on faire ? Applaudir (bêtement) ou s’indigner (lucidement) ? Comment pourrait-on rester « optimiste » quant à l’avenir de la Nation face à un tel manquement ? Combien d’année faut-il au régime HVM pour réfléchir aux solutions à apporter face aux problèmes de la société malgache ? Quand le HVM commencera-t-il à respecter les lois ; quand va-t-il décider à suivre le minimum de « bon sens » qui s’impose à la situation ?  ; Quand va-t-il oser tenir, enfin, le « langage de vérité » ? ; Quand compte-t-il cesser de se moquer du premier ministre Kolo Roger (soit en lui dotant, enfin, les pouvoirs dont un vrai premier ministre a besoin pour gouverner, soit en le remerciant) ? Quand va-t-il honorer l’institution républicaine appelée « Assemblée Nationale », gangrenée actuellement par une corruption à ciel ouvert ? Quand va-t-il se réveiller et sortir du « bull suicidaire » (car sous-tendu par un semblant de légitimité) dans lequel il s’est réfugié ? Quand va-t-il comprendre que la roublardise relève de l’exception (et non de la règle) dans une gouvernance et que la communication (aussi parfaite soit-elle) ne gomme jamais toutes les rides.

QUAND ?

——

Note: Néron est cet empereur romain qui est resté dans l’histoire comme celui qui avait brûlé Rome.

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