Blog des simples observateurs de la vie politique malgache

TOUS RESPONSABLES FACE AU BOIS DE ROSE !

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« Dans le royaume des aveugles, le borgne est pendu ». Ce dicton semble se vérifier à Madagascar lorsqu’on analyse les péripéties politiques récentes liées au trafic de bois de rose qui défraient actuellement la chronique. Les conséquences du trafic de bois de rose continuent de faire des vagues dans le microsome politique et diplomatique malagasy. Si les regards, par presse interposée se focalisent sur le gouvernement en général dont la responsabilité ne peut être écarté – il serait tout simplement intellectuellement malhonnête de lui imputer toutes les failles qui ont conduit à ce jour à des résultats mitigés quant à la lutte contre ce fléau. (suite…)

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Madagascar, Exécutif contre législatif : Et Un, et Deux, et Trois…zéro ?

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Winston Churchill l’a si bien résumé : « La démocratie est le pire des régimes – à l’exception de tous les autres déjà essayés dans le passé. ». Contrairement à ce que certains malgaches croient, Madagascar assimile bel et bien le jeu démocratique (malgré son imperfection), et ce qui prévaut actuellement dans le pays le prouve de manière évidente. En moins d’un mois, les membres de l’Assemblée Nationale viennent de nous démontrer, à leur insu, combien la vie démocratique est active dans le pays : Par deux fois, les députés frondeurs (ceux qui confondent les frontières du respect de la loi et de l’impunité criminelle, de ce qui relève du droit et de celui de la délinquance) qui se liguent contre le président de la République ont été confrontés à des échecs retentissants. La motion d’empêchement qu’ils ont engagée contre le président de la République a fait flop. La motion de censure qu’ils ont lancé pour déchoir le Premier ministre a crée un effet boomerang qui est entrain de les décapiter. (suite…)

Crise à Madagascar : En dehors de la quête de l’intérêt de la Nation, point d’issue!

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Et maintenant, qu’est ce qui va se passer ? Telle est la question que tout le monde se pose après la décision de la HCC  (Haute Cour Constitutionnelle) ayant rejeté la requête de destitution du président de la République déposée par les 121 députés. Car, à bien des égards, plusieurs réponses sont possibles mais une seule devrait nous intéresser : Celle qui préserve l’intérêt exclusif de la population malgache. Oui, mais laquelle ? Pour mieux la trouver et, ensuite, la cerner, il nous faudrait d’abord passer en peigne fin toutes les réponses possibles et imaginables. (suite…)

Madagascar: Décortiquer la nouvelle donne politique

Haute-Cour-Constitutionnelle

Nota: La présidence de la République de Madagascar annonce sur son compte facebook (et sur son site officiel) que le pacte de stabilité (partagé dans les divers réseaux sociaux depuis ce matin) n’est pas son oeuvre, et qu’en conséquence, le président s’adressera à la Nation ce soir, suite à la décision de la HCC.  Nous prions donc nos lecteurs de bien vouloir nous excuser de l’erreur ainsi produite, qui, manifestement, n’émane pas de notre volonté.

Toutefois, il nous parait utile de laisser l’article de manière à pouvoir enrichir le débat avec, bien sur, les corrections « explicatives » qui s’imposent. [Nous mettons en italiques (et en couleur vert) les points qui sont touchés par l’erreur et en écritures normales les points qui demeurent valables (en couleur marron) – et cela malgré l’erreur – ainsi que nos corrections explicatives ajoutées]

« Enfin, la cohue provoquée par la saute d’humeur (qui consiste essentiellement à destituer le président de la République par le biais d’un coup constitutionnel motivé par l’appât de gains) des députés frondeurs a trouvé une fin – jusqu’ici –  moins dramatique que prévu. Cette nouvelle donne politique pourrait bien, dorénavant, pousser, l’ensemble de la classe politique malgache à plus de responsabilité. Effectivement, la HCC, Haute Cour constitutionnelle, (cette institution judiciaire appelée à trancher sur la recevabilité ou pas de la motion de destitution) vient de rendre son verdict à travers une décision, que nous savons tous qu’elle est de nature « irrévocable », donc susceptible d’aucun recours, suivante : Les plaintes des députés sont « recevables » mais « non fondées ». En terme clair : nulles et non avenues ! » (suite…)

Madagascar : Comprendre l’acte de déstabilisation en cours

La situation politique qui prévaut à Madagascar actuellement donne le tournis aux observateurs sérieux de la vie politique malgache et fait perdre le latin à tous démocrates qui se respectent. Quoi qu’on dise, quelles que soient les chansonnettes que les uns et les autres fredonnent, et qu’on aime ou qu’on déteste le régime actuel, un « mot » – un seul – résume, à lui tout seul, ce qui se trame en ce moment dans le pays : déstabilisation(suite…)

Madagascar: Attention, actes de déstabilisation?

 

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Etant qu’observateurs de la vie politique malgache, nous ne pouvons pas nous taire devant l’acte de déstabilisation qui secoue le pays depuis un certain temps. Quelle que soit notre obédience politique, il nous paraît, cependant, inconcevable de voir le pays malmené par des politiciens indélicats qui agissent uniquement par ressort vénal, capable de sacrifier l’intérêt national. Nous refusons de prendre partie entre les forces protagonistes, sauf que nous souhaitons, vaille que vaille, que le pays ne sombre pas dans la déstabilisation;  nous souhaitons que les élections communales se tiennent pour que puissent être installés le Sénat, les chefs de régions et de provinces ainsi que toutes les institutions prévues par la Constitution, dont la Haute Cour de justice.  (suite…)

Le HVM : la quincaillerie politique comme forme d’intelligence (Gouverner comme Néron)

HVM-F-8Dans un Etat « peu démocratique », « critiquer » le régime en place est perçu comme un « crime de lèse majesté » dont la sanction est presque de la même nature que celle infligée à des plus grands des criminels. A Madagascar, critiquer le pouvoir en place est, automatiquement, considéré comme à la fois un délit et une folie : Un délit, d’abord, car celui qui ose s’y aventurer subira, quoi qu’il arrive, des brimades, le bannissement sinon l’emprisonnement. Une folie, ensuite, car celui qui s’y adonne sera, de toute façon, perçue comme un marginal, un téméraire, un jaloux voire un fieffé menteur. (suite…)